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21/09/2007

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L’île aux peintres
Jadis, Gauguin avait ouvert la voie en s’exilant aux îles Marquises. Aujourd’hui les peintres venus d’Europe et d’Amérique, s’installent à leur tour dans les îles propices à l’inspiration exotique. A St-Martin, ils sont nombreux à créer des œuvres originales qui illustrent dans des styles et des techniques variées le regard qu’ils portent sur les paysages insulaires et sur la vie locale tropicale. Leur sensibilité artistique est stimulée par l’ensoleillement permanent, la luminosité exceptionnelle, éléments naturels exceptionnels, loin du stress quotidien des grandes villes. Sur la route des peintres et des galeries, les amateurs d’Art trouveront rapidement les bonnes adresses des galeries et des ateliers dispersés sur ce petit territoire. Leur curiosité sera forcement récompensée, puisqu’ils pourront directement rencontrer les artistes.
Comme de nombreux visiteurs ils repartiront, emportant avec eux une toile originale ou reproduction des Tropiques, souvenir de valeur d’un voyage enchanteur.
Tous les ans à la mi-septembre, ils se retrouvent à la Mairie « Au coin des artistes ,.ou ils sont rassemblés en association comme les « Art Lovers ».
Littérature
De la diversité des cultures, de leur mixité et de l’héritage historique et culturel naissent des œuvres dictant l’amour et l’évolution des hommes, de la mer et de la nature.
Poètes et écrivains participent à fonder l’âme de St-Martin et perpétuer la tradition.
Parmi ces œuvres : les contes, histoires traditionnelles venant tout droit de la période de l’esclavage, fruit d’expériences vécues pour véhiculer un message.
Religion

La religion occupe une place importante dans la vie des St-Martinois. On peut compter environ cinquante influences religieuses venant du Christianisme.
Du fait de la grande immigration et de la culture pluriethnique de nombreuses communautés cohabitent à St-Martin.
Les communautés les plus répandues : catholique, anglicane, adventiste, protestante, vaudou, méthodiste, musulmane, rasta, hindouiste.
On notera aussi que le culte des morts prend une place considérable.

Le Gospel

Pure authenticité St-Martinoise, lorsque la nuit tombe ou les dimanches matin, s’échappent du modeste temple à la grande église un air qui vous interpelle, laissez vous guider, entraîner. Ecoutez c’est magique !

Musique

Qu’elles soient anglophones, hispanophones ou francophones, toutes les îles de la caraïbes ont un point commun, les rythmes, les danses et les chants.
La créativité musicale n’est pas sans reste et rythme la vie des Antilles : le Mambo, le Cha cha cha, la Salsa, le calypso, la biguine, le Gwo Ka, le Zouc, le Kompas, le Steel band, le Dub, le Meringué, le Reggae.St-Martin une île toute en musique, la musique fait partie intégrante de la vie : au détour d’une ruelle, dans un bar de bord de route, dans les voitures, s’échappent tous les styles et se mêlent pour former un véritable orchestre. Ici on ne peut pas vivre sans musique ! Joyau rare : l’élan vital des papys musiciens, du String Band « Caribbean Happy Boys »qui sont l’un des éléments artistiques authentique du patrimoine de St-Martin. Leur musique est un savoureux mélange de merengue, calypso, de Bolero, de polka et de valse à trois temps.

Jeux et traditions
Les Dominos : le jeux favori des antillais. Il est impossible de se promener le dimanche ou en soirée sans que le regard ne croise quatre hommes, la tête légèrement penchée, attablés à la terrasse d’une maison, le long d’un trottoir ou dans l’arrière salle d’un bar. Si l’un d’eux lève soudainement un bras pour reposer sa main sur la table, dans un claquement sec et mat, il s’agit bien d’un joueur de dominos.

Cette ferveur populaire est d’autant plus singulière que les jeux de cartes sont peu pratiqués. Chaque peuple a ses coutumes. Dans la liste des loisirs caribéens la paisible partie de dominos se place en haut du palmarès.

Les quatre joueurs se partagent les 28 pièces sans laisser de pioche. En début de partie, l’habileté consiste à classer et calerdans une seule main les sept rectangles de bois. Mais rares sont ceux qui y arrivent, mais approchez vous

pour vous y exercer, la table est toujours ouverte.

Le Bingo : Dimanche après midi à la Savane dans une gaguère (nom donné en Haïti au lieu où se déroule les combats de coqs). Comme on agite un shaker, Abner secoue cérémonieusement la calebasse qu’il tient entre ses deux mains. Ses avants bras comme un métronome, rythme à quatre temps le son à l’intérieur de la coquille ovale. A côté de lui les autres joueurs l’écoutent. Bingo, calebasse et grains de maïs, loin des tapis des casinos. Un dollar la partie, c’est le prix du repos et du jeu. Après leur semaine de travail, les Haïtiens se retrouvent ainsi pour jouer ensembles. La règle du Bingo est simple : chacun dispose de trois cartons de vingt cinq cases. Le premier qui a une ligne, une colonne ou une diagonale complète, avec cinq grains de maïs, a gagné la partie.

Le combat de coqs : « divertissement » cruel pour les uns, source de gain pour les autre, cette mise à mort programmée d’un animal appartient à une des traditions de l’île. Une fois par semaine, autour du pitt (arène) les spectateurs espèrent la victoire du coq sur lequel ils ont misé.

 

Architecture

L’architecture antillaise soumet la tradition européenne à l’influence tropicale.
Lors de leur arrivée, les européens construirent des villes quadrillées, avec des maisons alignées. Beaucoup de bâtisses à Marigot sont construites sur deux étages en bois et en pierres, souvent peintes de couleur vives au toit de tôle rouillée, les moulures, toutes différentes et toutes plus originales les unes que les autre, des portes et des fenêtres, les vérandas ornées de jalousies et les volets de bois font partie du patrimoine architectural de Marigot.
Saint Martin est aussi marquée par l’influence architecturale « aliturienne » de l’architecte Ali Tur, dans les années trente, qui imposa son style architectural aux Antilles, construit entre tradition (bonne ventilation et protection du soleil) et modernité (par le béton armé).
L’affluence du tourisme et de l’immigration a conduit la construction de bâtiments imposants (jamais plus de trois étages) qui gardent toutefois l’esprit de la construction antillaise.
La case créole: petite maison en bois, est construite pour résister aux cyclones, composée de deux ou trois pièces, ne dépassant pas 3m sur 6m².


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