Les « lolos », des petits restaurants typiques

Des restaurants historiques

L’histoire du « lolo » a commencé avec la colonisation au 17ème siècle. Elle trouve son origine dans les magasins installés au cœur des plantations où étaient entreposées les rations d’esclaves ou les marchandises destinées à être conservées ou vendues. Au fil des années, les habitations d’esclaves près des plantations devinrent des quartiers qui devinrent eux-mêmes des bourgs. Les magasins de rationnement, eux, sont restés à leur place devenant des petits commerces de proximité à dominance alimentaire que l’on appellera « lolo ». Ce nom vient de l’unité de vente utilisée dans ces boutiques : le lot.

Les lolos avaient une partie buvette qui était très populaire en raison des horaires tardifs d’ouverture, du système de crédit que le tenancier accorde généralement à ses clients habituels et également en raison du rôle social majeur des lolos, seuls lieux de rencontre pour les habitants en dehors du travail. Le lolo est un haut lieu de cohésion sociale qui est au centre de la vie des quartiers et est aussi un agent culturel à présent fortement ancré dans le patrimoine des Antilles. C’est donc tout naturellement que la partie buvette s’est développée transformant aujourd’hui les lolos en petits restaurants typiques et incontournables.

Les lolos de nos jours

De nos jours à Saint-Martin et dans bien d’autres îles des Antilles, le lolo est un petit restaurant traditionnel dont la surface totale est en général d’une trentaine de mètres carrés et où l’on peut goûter les saveurs de la cuisine locale. Il est également un lieu de rencontre et d’échange où la bonne humeur est toujours de mise. Véritable acteur social en raison de sa simplicité et de son emplacement souvent proche des habitations, le lolo continue à avoir du succès auprès des habitants comme des touristes. On y mange toutes les spécialités locales, souvent issues du barbecue, qui est l’élément central de ce petit restaurant convivial.

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