La vie locale à Saint-Martin

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La vie locale à Saint-Martin

Saint-Martin, une île multiculturelle

Depuis le début des années 1980, Saint-Martin a connu une véritable explosion démographique : en partie française, la population est passée de 8 000 habitants en 1982 à plus de 32 000 en 2017. Côté hollandais, à Sint Maarten, plus de 41 109 habitants étaient recensés en 2017. Mais avec le passage de l’ouragan Irma en septembre 2017, Saint-Martin a vu une partie de sa population quitter l’île.
Au total, plus de 120 nationalités seraient connues à Saint-Martin, avec une prépondérance des nationalités française, haïtienne, dominicaine, américaine et européenne. On dénombre également des nationalités des autres îles de la Caraïbe, de l'Amérique du Sud, de l'Asie et de l'Afrique. La langue officielle, utilisée dans les administrations et les écoles, est le français. Mais du fait des composantes historique et cosmopolite de l'île, l’anglais est largement parlé et compris en partie française. Les autres langues les plus parlées sont l'espagnol, le créole haïtien, le créole guadeloupéen, le créole martiniquais, le papiamento, le néerlandais, le portugais et l'italien. 

Saint-Martin / Sint-Maarten : une île au statut unique

Saint-Martin est divisée en deux zones géographiques. En 1648, le traité de Concordia a séparé l'île en deux parties, la Hollande s'est vue attribuer le sud de l’île (Sint Maarten) et la France le nord (Saint-Martin), tout en laissant ouverte la frontière. Seuls des panneaux de bienvenue et des drapeaux vous signaleront que vous venez de franchir la frontière, même si des singularités caractérisent les deux parties.

La partie française

Saint-Martin est une Collectivité française d’Outre-mer doté d’un statut qui lui offre plus d’autonomie depuis 2007, conséquence du référendum 2003 lorsque la population a voté en faveur d’une évolution statutaire. La collectivité de Saint-Martin a été officiellement mise en place le 15 juillet 2007. Elle se compose d’une assemblée territoriale de 23 membres et d’un conseil exécutif de 7 membres mené par le président de la Collectivité, élus pour 5 ans au suffrage universel. Saint-Martin, à travers ses élus et son conseil territorial, est donc en mesure de fixer ses propres règles sur son territoire, notamment en matière de fiscalité, d’urbanisme, de logement, de transport et de tourisme.  

Daniel Gibbs, président de la Collectivité depuis 2017

Lors des premières élections territoriales en 2007, Louis-Constant Fleming a été élu président du Conseil territorial de Saint-Martin. Il a été remplacé le 12 août 2008 par Frantz Gumbs. Le 25 mars 2012, Alain Richardson est élu à la tête de la Collectivité. Démis de ses fonctions en 2013, c’est Aline Hanson, la première vice-présidente qui prend sa place. Le 2 avril 2017, Daniel Gibbs remporte les élections et devient président de la Collectivité pour 5 ans. 

La représentation nationale

Le siège de député de Saint-Martin a été pourvu pour la première fois lors des élections législatives de 2012. Occupé par Daniel Gibbs jusqu’en 2017, il est aujourd’hui occupé par Claire Guion-Firmin. Depuis le renouvellement de septembre 2008, Saint-Martin dispose également d’un représentant au Sénat. Il s’agit aujourd’hui du sénateur Guillaume Arnell qui représente Saint-Martin depuis 2014. 

La partie hollandaise

En 1954, la Hollande accorde aux Antilles néerlandaises (Curaçao, Aruba, Bonaire, Saba, Saint-Eustache et Sint Maarten) un statut de large autonomie interne. Seules la Défense et les Affaires étrangères demeurent de la compétence de la Hollande. En 1957, lors de la signature du traité de Rome instituant la Communauté Economique Européenne (C.E.E.), les Pays- Bas excluent les Antilles néerlandaises du territoire européen.
La partie hollandaise de Saint-Martin devient alors un Pays et Territoire d'Outre-mer (P.T.O.M.). Jusqu'au 10 octobre 2010, la partie hollandaise possédait un gouvernement autonome et faisait partie des Antilles néerlandaises. A cette date, Sint Maarten s’est détaché administrativement des Antilles Néerlandaises pour devenir une nation indépendante au sein du Royaume des Pays Bas, ce qui en fait un partenaire pour Aruba, Curaçao et les Pays-Bas. Le gouvernement du « pays Sint Maarten » est une démocratie parlementaire, sa Première Ministre se nomme Silveria Jacobs.

Saint-Martin, une île à l'architecture colorée

L'architecture de Saint-Martin est marquée par ses multiples influences. L'île garde de belles maisons de maîtres, témoins de la période d'esclavage. Côté français, les constructions créoles de type traditionnel font foi. Ces cases typiques au bois ciselé et finement décoré et aux couleurs vives sont la fierté des rues de Marigot ou de Grand-Case. Lors de leur arrivée sur l'île, les Européens ont construit les rues de Marigot à l'image d’un quadrillage, avec des maisons alignées les unes aux autres. Ainsi, beaucoup de bâtisses à Marigot sont construites sur deux étages, maximum trois, en bois et en pierres, souvent peintes de couleur vives et avec un toit en tôle.

Entre tradition et modernité

Saint-Martin est aussi marquée par l'influence architecturale « aliturienne », du nom de l'architecte Ali Tur. C'est dans les années 1930 qu'il imposa son style architectural aux Antilles, construit entre tradition (bonne ventilation et protection du soleil) et modernité (par le béton armé).

Côté hollandais, une touche américanisée vient se greffer sur les constructions de type hollandais aux colombages. De manière générale, les couleurs vives des maisons dominent et font la fierté des habitants. C'est à travers ces façades que l'on ressent une joie de vivre, une convivialité et une hospitalité omniprésentes.

Saint-Martin, une île toute en musique

Qu’elles soient anglophones, hispanophones ou francophones, toutes les îles de la Caraïbe ont un point commun, les rythmes, les danses et les chants. Comme ses voisines, Saint-Martin vit aux rythmes des musiques tropicales : soca, salsa, reggae, zouk, samba, steel-band, biguine et même rock. Ici, tous les styles se côtoient et se mêlent. Partout dans la rue, dans les restaurants de plage, les bars de bord de route, les voitures, la musique s'échappe et contribue à la chaleur, à la joie de vivre et à la convivialité de l'île. A Saint-Martin, tout est prétexte pour faire la fête, danser et s'amuser. 

Du défilé Jump Up lors du Carnaval aux pieux «Chanté Nwel» en période de fêtes en passant par tous les courants musicaux - la Salsa, le Gwo Ka, le Zouk, le Kompa, le Calypso, la Biguine, le Steel pan, le Dub, le Merengue, le Reggae, le Mambo, le Cha cha cha -, la vie saint-martinoise bat au rythme des musiques tropicales. Les fameux « Steel Bands » (groupes de percussions) sont également régulièrement présents lors des manifestations.

Saint-Martin, une île des jeux et traditions

Les dominos

Dans la liste des loisirs caribéens, la paisible partie de dominos se place en haut du palmarès. Une ferveur populaire pour ce jeu d'autant plus singulière que les jeux de cartes sont peu pratiqués. Les joueurs se partagent les 28 pièces sans laisser de pioche. En début de partie, l'habileté consiste à classer et caler dans une seule main les sept rectangles de bois. D'un claquement sec, les dominos sont posés sur la table. A Saint-Martin et ailleurs, les parties, qui se disputent souvent devant les maisons, participent à l’ambiance des rues animées. 

Le bingo

Le bingo est un jeu primé par la communauté haïtienne de Saint-Martin. Un dollar la partie, c'est le prix du repos et du jeu. Après leur semaine de travail, les Haïtiens se retrouvent ainsi pour jouer ensemble. La règle du Bingo est simple : chacun dispose de trois cartons de vingt-cinq cases. Le premier qui a une ligne, une colonne ou une diagonale complète avec cinq grains de maïs, a gagné la partie.

Le combat de coqs

Divertissement cruel pour les uns, source de gain pour les autres, le combat de coqs est une des traditions de l'île de Saint-Martin. Une fois par semaine, autour du Pitt (arène), les spectateurs espèrent la victoire du coq sur lequel ils ont misé.  

Saint-Martin, l'île aux peintres

La lumière éclatante qui inonde les paysages, la transparence des eaux dans ses camaïeux, les couleurs chatoyantes, l'attachement que l'on peut porter à la culture, aux personnes, à l'île tout simplement : nombreux sont les facteurs qui font qu'à Saint-Martin foisonne une kyrielle d'artistes, peintres, sculpteurs, céramistes, dont pour certains, la renommée est mondiale. Certains sont d'ici. D'autres, venus d'ailleurs, ont choisi de poser leur chevalet à Saint-Martin. Ainsi, les influences caribéennes côtoient celles de tous les continents. Et de nouveaux genres se créent. L'île regorge de galeries d'art, notamment de peintres saint-martinois renommés comme Roland Richardson ou Francis Eck, et les expositions vont bon train toute l'année.
Par ailleurs, un collectif d’artistes s’est rassemblé autour de démarches artistiques contemporaines. HeadMade Factory travaille depuis 2010 à véhiculer de nouvelles formes d’art sur le territoire. Parce que dans les Caraïbes comme ailleurs, l’art est vecteur d'enrichissement de la société. 

Les galeries d'art 

  • Minguet La Maison des Arts (Rambaud) : +590 690 53 12 64
  • Galerie Roland Richardson (Marigot) :
  • Tropismes Gallery (Grand Case) : +590 690 54 62 69
  • NoCo Art Studio (Terres Basses) : +590 690 10 09 70
  • Eck Francis Atelier : +590 690 59 79 27 

Religions et croyances de Saint-Martin

La religion occupe une place importante dans la vie des Saint-Martinois. On peut compter environ cinquante influences religieuses venant du Christianisme. Du fait de la grande immigration et de la culture pluriethnique, de nombreuses communautés cohabitent à Saint-Martin. La cohabitation de multiples nationalités engendre l'existence de nombreuses influences religieuses. Les communautés les plus répandues sont les suivantes : catholique, anglicane, adventiste, protestante, vaudou, méthodiste, musulmane, rasta et hindouiste. Lorsque la nuit tombe ou les dimanches matin, s’échappe du modeste temple à la grande église un air qui vous interpelle. Laissez-vous entraîner par le Gospel, pure authenticité saint-martinoise.

 

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