De sable et de sel, l'îlet Tintamarre

L'îlet Tintamarre

Magnifique havre de paix et de nature en plein océan, l'Îlet Tintamarre est situé à 4 km au nord-est de Saint-Martin. D'une superficie de près de 100 hectares, il fait partie du territoire de la Réserve Naturelle.

Une journée à Tintamarre

Pour se rendre sur l’îlet, on emprunte l’une des navettes de Destination Tintamarre depuis l’embarcadère de Cul-de-Sac. Le trajet dure environ 15 minutes en fonction de l’état de la mer. On peut également s’y rendre par ses propres moyens en louant un canoë-kayak, pour les plus expérimentés, un bateau à moteur ou a voile. La plage la plus accessible offrant une baignade facile est celle située à l'ouest, Baie Blanche, qui fait face à Saint-Martin. Là aucun parasol ni restaurant, juste du sable blanc et une eau translucide. Partez explorer les fonds en marins en palmes, masques et tubas. Vous apercevrez très certainement des tortues et des raies pastenagues nageant dans les eaux turquoise, près des bateaux accostés.

Vous pouvez aussi vous aventurer le long des falaises au Nord et au Sud-Ouest de l’île ou encore aller découvrir la barrière de corail du lagon au vent. Une seconde plage se situe plus au Sud, à quelques minutes de marche seulement de celle où l’on accoste en bateau. Cette plage est plus sauvage et fait office de nurserie pour de nombreuses espèces de poissons.

A noter : il n'y a aucune possibilité d'approvisionnement en eau et nourriture. Soyez prévoyants !

L’histoire de Tintamarre

Tintamarre était autrefois habitée par un Hollandais du nom de Diederik Johannes van Romondt, qui y a développé une économie autour de la culture du coton, de l’élevage de moutons, de vaches, de volailles et de la fabrication de beurre et de fromage. En 1902, environ 150 personnes vivaient sur l’île de Tintamarre. Van Romondt y a même collecté des roches calcaires et des blocs de corail qu’il exportait à Saint-Martin pour la fabrication de la chaux, seul ciment disponible sur l’ile à l’époque. Les vestiges d’une voie ferrée et de petits wagonets témoignent encore de cette exploitation de carrière. En 1931, Diederik Johannes Romont vend l’île de Tintamarre à Louis Constant Fleming, alors maire de Saint-Martin. 

L’île a aussi servi de base aérienne pour une petite compagnie appelée Compagnie Aérienne Antillaise (CAA). Une piste de 500 mètres de long, en terre, permettait d’assurer les vols entres les îles voisines. Tintamarre était alors occupée par une vingtaine d’habitants qui veillaient au bon fonctionnement de la base. Mais à la suite de quelques accidents aériens, la base a fermé ses portes en 1952. Aujourd’hui désertée de toute vie humaine, on peut observer à Tintamarre, les vestiges de l’aérodrome, d'une petite voie ferrée et d'une exploitation de coton.

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